Cette rue évoque fortement l’époque médiévale : étroite, rustique et sauvage, elle présente une pente douce et sinueuse, ainsi que de petites maisons épousant la topographie, formant un ensemble architectural intéressant. Au Moyen Âge, elle constituait l’accès naturel au château. Selon la tradition, ses habitants devaient offrir, en guise de tribut de vassalité, un verre d’eau aux seigneurs de passage.
Rue des Corailleur. Vera est une ville d’Almería où de nombreux habitants de Begur venaient chercher du corail du XIVe au XIXe siècle. Le commerce du corail était l’une des principales activités économiques de la ville. Les maisons de cette rue, ainsi que celles de la rue Sant Antoni, sont simples et d’une esthétique très modeste.
Inauguré en 1870 et construit à l’initiative des Indiens, il était alors connu sous le nom de Casino dels Senyors ou Casino Vell. Il résulte de la fusion des deux anciens casinos de la ville : El Bagurense et La Unión. Sur le plan architectural, la monumentalité du bâtiment est remarquable : de grandes fenêtres et portes ornées de moulures, et des murs extérieurs en pierre brute.
Le château de Begur est d’origine médiévale. Au cours de l’histoire, il a été détruit à plusieurs reprises, la dernière fois en 1810 durant les guerres napoléoniennes. Aujourd’hui, au sommet de la colline, il ne reste que les ruines de l’édifice médiéval, les remparts ayant été construits en 1956 pour lui redonner l’apparence d’un bâtiment défensif d’antan. Il sert désormais de belvédère, offrant un panorama exceptionnel sur le nord de la Costa Brava : au nord, on aperçoit la baie de l’embouchure du Ter et les îles Medes, avec le Cap de Creus en arrière-plan ; à l’est, la plaine du Baix Empordà, avec le massif des Gavarres et les Pyrénées ; et au sud, on jouit d’une vue panoramique imprenable sur toute la vieille ville de Begur et ses monuments.
Ce centre a rassemblé la vie sociale et culturelle de la ville depuis la fin du XIXe siècle jusqu’au déclenchement de la guerre civile. Il fut fondé par la famille Forgas Estrabau et les ouvriers de l’usine Forgas. En 1918, Marià Frigola Forgas, originaire de Begur, loua la salle de bal et le théâtre pour y tourner des films muets ; le cinéma resta en activité jusqu’en 1978.
Les premiers documents attestant la construction de l’ermitage remontent au XVIIIe siècle. Pendant la guerre civile (1936-1939), il fut entièrement détruit et, en 1951, grâce à une initiative privée, sa reconstruction commença, tentant de reproduire l’ancien bâtiment.
Avant l’inauguration du marché municipal en 1963, le marché se tenait sur la place du village, où étaient installés les étals de poisson. Chaque matin, entre sept heures et demie et huit heures, des femmes arrivaient chargées de paniers de poisson qu’elles déposaient sur les tables en bois préparées à cet effet. C’est là aussi que se racontaient tous les potins et anecdotes sur Begur et ses habitants.
Ce bâtiment est devenu une école publique en 1961 et a fonctionné comme tel jusqu’au milieu des années 1970, date à laquelle les écoles actuelles ont ouvert leurs portes à la périphérie de la ville.
Ce long banc de pierre, qui longe la façade latérale de l’église, est communément appelé « la longue pierre ». De par sa situation, il offre un point de vue idéal sur la vie sociale de la ville et a été, pour plusieurs générations d’habitants de Begur, un lieu de rencontre pour boire un verre et bavarder. Ses pierres arrondies, usées par le temps, en témoignent.
Sur cette place se trouvait l’usine Forgas, dédiée à l’industrie du liège, qui regroupait différents ateliers de fabrication de liège établis à Begur. Elle employait plus de 600 personnes au début du XXe siècle. C’est dans les locaux de l’ancienne usine que la danseuse Carmen Amaya donna l’un de ses derniers spectacles le 24 août 1963.
Le bâtiment d’origine (beaucoup plus petit) date de 1199, mais fut agrandi entre 1600 et 1624, selon les préceptes du style gothique. Au XVIIIe siècle, sa structure intérieure fut modifiée afin de créer un nouvel espace dédié à Santa Reparada, sainte patronne de Begur. L’extérieur du bâtiment est sobre, et sur le mur nord se trouve Es Pedrís Llarg (n° 5).